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les lilas (possibilité d'écouter)
L'enfant étoilé
L'été rouge
Automne à hightown
Vide
Amour-coquelicots et coton blanc
Gare et train de vie (possibilité d'écouter)
Sometimes
La samba
Cancerito mio
Lettre à eux
Louis carec
La petite Aube
Le soleil rasant d'automne
Etire et allonge les ombres
Couchées sur le sol
Les réverbères blancs d' Hightown
Ecrasent et aplatissent mon ombre
Qui frôle les murs
Je reste seul alone
Sous l'embrun trempé
Alone allongé par le soleil d'automne
La lune froide d'automne
Sculpte et blanchit les ombres
Les sirènes bleues d'Hightown
Lardassent toujours nos ombres
Qui couvrent les murs
Même les murs s'étonnent
De nos danses sacrées
A la lune troublante d'automne
Le soleil humide d'automne
Détrempe de brouillard mon ombre
Couchée sur le sol
Les phares jaunes et blancs d'Hightown
Chantent et scandent encore ton ombre
En ville sur les murs
Même les feuilles d'automne
Ont fini par t'oublier
Sous le soleil blanc d'Hightown
VIDE, VIDE
La chambre est vide
Comme une nuit sans lune
Une plage sans dunes
Un journal sans une
Ma chambre est vide
Comme une onde sans rides
Un désert de soleil aride
Un papier de poète acide
Un rire sans éclat
Comme un de ces jours humides
Passé sans toi
Passé à penser à toi
Donne-moi l’amour de toutes mes nuits
Donne-moi l’amour de toutes mes nuits sans ta peau
Donne-moi tous tes regards oubliés
Comme une voix sans souffle
Un cri qu'on étouffe
Un cœur qu'on éclabousse
Comme un homme sans foi
Un homme sans loi
Une galette sans roi
BLANCHE, BLANCHE
Une nuit blanche
Comme une nuit sans toi
Dans ce lit vide et froid
Aux draps livides d'effroi
Ma nuit est blanche
Comme une voix sans flamme
Blanche comme une femme
Femme au ventre vide
Ma nuit est vide
Comme une nuit blanche
Ma vie est vide
Comme un de ces dimanches
A ne penser qu'à toi
…………Passée sans toi
Je m'appelle CAREC
Je suis un enfant des flots
Je suis fait de sel et d'eau
J'ai la tête comme un roc
Ma barbe est taillée
Par le vent et la marée
Je me méfie
De la douceur de la mer
Des chants qu'elle invente
Pour que dans ma tête
Souffle la tourmente
Et jamais ne s'arrête
De la douceur de ses vers
Je m'en méfie
Comme de la tempête
Qui a envahi mon frère
Qui a causé sa perte
Je me méfie de toi
Je m'appelle CAREC - Louis CAREC -
Je te connais
Quand tu roules ta houle
Avec tes charmes enchantés
Tes sirènes chanteresses
Que je veux ignorer
Et fuir comme la peste
Quand tu te creuses, tu roucoules
Je connais
Même tes pièges abjects
Et tes magouilles
Je chante, je te déteste
Je connais tout de toi
Je m'appelle Louis CAREC
Je suis l'empereur des flots
Sceptre de sel et d'eau
Armée de clinfocs
Tu peux lancer tes risées
Tes lames, tes raz de marée
Je n'ai pas peur
Je te préviens
Tu ne pourras pas défendre
La proue de mon bateau
De lacérer ton ventre
Et de violer tes eaux
M'entends-tu bien?
Je n'ai plus peur
De la profondeur de tes flots
Ni de tes orages soudains
Qui peuvent me rompre les os
Je n'ai plus peur de toi
Souviens toi de mon frère Jeannot
Spectre de sel et d'eau
Tu en as fait un phoque
tu l'as brisé, violé
J'ai retrouvé son corps dévasté
Et je te maudis
Tu m'entends ?
Je te maudis !
Partout ils sont là,
Derrière chacun de mes pas.
Eh ! Dites moi pourquoi,
Sur la terre, partout, je les vois.
Pourquoi,
Font-ils la guerre.
La mort va-t-elle de pair
Avec leurs mœurs et leurs rires.
Ils ne méritent même pas le nom d'animaux.
La terre ne peut, qu'à la tête, avoir mal.
Je sais, ces termes, chez les poètes, sont banals,
Mais à mon inspiration, les mots font défaut.
Stop !
Partez !
J'ai trop mal,
Laissez-moi seul !
Remportez votre orgueil
Et vos vilaines pensées !
Ma tête est saturée de toutes vos bêtises
Sur lesquelles, la société actuelle est assise.
La sève des pauvres arbres est devenue toute noire.
De vos manoirs de cent mètres de haut, j'ai marre.
Au dessus de ceux-ci, les nuages sont si lourds,
Qu'il ne peut ici-bas, que pleuvoir chaque jour.
Arrêtez de détruire cette boule où vous êtes,
Avec vos champignons de fumée qui empestent,
Qui rendent difformes vos arrière-petits-enfants.
Je vous interdis de tuer ainsi mes enfants.
Et elle, je ne veux point que sa fraîcheur s'en aille.
Si vous me la changez avec toute cette racaille,
Je vous tuerais tous autant que vous êtes, canailles.
Elle est si belle, si au-dessus de vous, messieurs.
Quand elle me regarde de son air amoureux,
Mon esprit sort de mon corps en suivant ses yeux.
Arrêtez, messieurs
Et toutes les races humaines !
Laissez la terre tourner comme elle le veut,
Votre vie n'en sera que plus saine !
LES LILAS
Souviens-toi
De ces amants là
De ces amants là-bas
Des amants dans la nuit
Souviens-toi. Souviens-toi
Du parfum dans la pluie
Du chant de la nuit
La chanson des lilas
Psylvia
N'oublie pas
De couper les lilas
Psylvia n'oublie pas
Pour moi
Ici quand j'ai froid
Je chante pour toi
Je lance ma voix
Je la pousse à bout
Quand j'ai froid. J'ai froid
Je pense à vous
Psylvia, Maria partout
Je n'ai que ces mots-là
Je pousse ma voix
Psylvia, Maria
Vous êtes loin de moi
Pourquoi
Psylvia, maria
N’oubliez pas
Promets-moi
Que tu seras là
Quand je reviendrai las de là-bas
Elimé fatigué vidé
Promets-moi. Promets-moi
Que la porte ne sera pas fermée
Même limé fatigué évidé
Rentrant de ces combats
Attends-moi
Pense à moi
Je pense à toi
Je ne vis que pour cela
C'est ma chanson des lilas
Pour toi
Hier je serai là
Oui, je reviens de là-bas
Mais toi m'attendras-tu ?
Attends-moi. Attends-moi
J'ai les amants désamis revus
Les amants démis revenus
Les amants d'autres fois
Je te vois déjà
Couper les lilas
Je nous vois déjà
Pour Maria
Chanson des lilas
Psylvia Maria
Là-bas
"Le soleil pavot sur les pavés"
Le soleil étau sur cet été
Sur ma peau soleil brûlé
Sur ton eau soleil salé
Drôle d'état, rouge d'été
Rouge d'état, drôle d'été
Rouge mon sang mêlé
Au tien le temps d'un été.
Rouges les corps tombés
Comme des fruits trop murs
Rouges nos corps de baisers
Comme lardés de brûlures
Rouges les murs tombés
Comme dans la boue des injures
Rouges les cœurs arrêtés
Comme le temps se fissure
Le soleil bravé sous les bravos
Le soleil pincé sous les pinceaux
Sous mon feu soleil ta peau
Sous ton sel soleil mon eau
Le soleil sali par les salauds
Le soleil jauni par les journaux
Dans mes feux soleil brisé
Dans tes eaux soleil noyé
Rouges les armes brandies
Comme la haine qu'elles inspirent
Rouges les fleurs jolies
Comme un amour qui aspire
Rouges les bombes tombées
Comme la mort qu'elles attirent
Rouges les roses coupées
Comme un amour qui soupire.
C'est la petite Aube
Claire et blanche,
Parfois fumante,
Souvent froide
Et même pleuvante,
Où tout le monde dort,
Sauf eux.
Eux, emmitouflés de sombre
Semaine ou dimanche.
En été ou que ça vente,
Il ne faut pas être malade.
Quand on n'a pas de rentes
On est toujours dehors.
Et vive le ciel bleu !
Vive le ciel bleu du matin !
Il n'y a que là
Qu'on leur fout la paix.
On ne les zieute pas,
Ils ne sont plus laids.
Alors ils peuvent rêver enfin.
Oui enfin rêver au Bon Dieu.
Dieu qu'ils sont bien !
Pour un peu ils mourraient là,
Ils se laisseraient
Dormir dans les draps
Que la brume leur met
Dans le piot matin,
Rien que pour eux.
Mais les lumières s'allument ;
Il faut se cacher,
Ne pas se faire voir
Avec sa bosse, yeux sortis
De vieux bâtard,
Les oreilles bouffées
Par les épaules emplumées
- "A leur place, moi, j'aurais honte !
- Et quel exemple
Pour nos pauvres gamins !
- Mais c'est qu'ils sont laids
Et tristes et pauvres et malins !
-Et puis de toute façon
Ce n'est pas propre !"
Eh bien moi j'ai honte
De votre bienveillance
De bons chrétiens ;
Et je dis que je vous hais,
Vous et votre venin,
Ainsi que tout votre petit monde
De propreté et de sainteté.
GARE ET TRAIN DE VIE
Adieux étirés
Par les bras aimants
Adieux agités
Dans les bras d’amants
Il y a des trains
Qui n prennent deux
Et il y a ceux
Qui n’en prennent qu’un
Amours éperdus
Chœurs à corps perdus
Amour retrouvé
Cœur gros ou léger
De corps à corps
En accord par cœur
De couples éteints
En couples étreints
Je ours vers la gare
Le cœur fébrile
Vers l’aube qui brille
Je ne serai jamais plus comme avant
Tes yeux pétillants de bleu
Ont noyé tous mes jeux
Mon petit crabe j'en pince pour toi.
Le soleil de tes yeux
A bruni mon corps fougueux
Même si je crie
Même si tu cries
Même si je gronde
Même si tu frondes
J'en pince pour toi.
Car les vagues de tes rires
Déferlent sur mes souvenirs
Les bouquets de tes rires
Ravivent tous mes désirs
Tes paroles d’enfant
Sont plus fortes que le temps
Tes mots avec le vent
Jouent comme des cerfs-volants
Enfant etoile
Enfant cassé
De coups et blessures
CRI DANS LA NUIT
Enfant bleuté
Debout et cassures
Enfant blessé
De cachots en couchers
Sans souper
Enfant pointillé
De dents et morsures
Enfant découpé
Divorce et déchirure
Enfant morcelé
De gâteaux en goûters
Sans goûter
Enfant courbé
De travaux adossés
Enfant éreinté
Chemins entravés
Enfant usé
De corvées en chantiers
Sans congés
Enfant placardé
Dans un mètre carré
Enfant fermé
Sans maître à penser
Enfant écarté
De réveils en veillées
Sans manger
Enfant oublié
De traits en ratures
Enfant maltraité
De ratières en tortures
Enfant rayé
De crécelles en récrées
Sans jouer
Enfant violé
De cris et d'ordures
Enfant hébété
Accroc, quand la nuit dure
Enfant abusé
De bordels en baisers
Sans aimer
Enfant écrasé
Vie sur le bas côté
Enfant handicapé
A côté vie faussée
Enfant fauché
De vélos en fossés
Sans bouger
Enfant terrifié
Terrain de jeux miné
Enfant mutilé
A la mine atterrée
Enfant diminué
De nitro en sifflets
Sans souffler
O mon enfant accouché / étoilé
O mon enfant gâté / chéri
LE CRI DE MA VIE
O mon enfant enchanté / amusé
O mon enfant éveillé / merci
O mon enfant enjoué / eh oui
O mon enfant bien-aimé / à croquer
O mon enfant animé / bougies / soufflées
Quand
Le soleil blanc d'été
L'azur en toile de fond
Fait danser les coquelicots
Du temps perdu
Les mots du vent léger
Sur ta robe en coton
Font valser les coquelicots
Du "bal perdu"
Roulis doré
Au vent léger
Vagues blanches
Sur l'orge couchée
Rouge orangé et pointillé
Petit sentier bordé
Robe blanche
Sur l'herbe couchée
Roulis à deux
Au vent d'été
Le jour se lève
Les yeux gonflés
Rouge baiser dans les blés couchés
Sur les bords du sentier
De tes lèvres
De nos cœurs serrés
Roulé-boulé
Baiser léger
Le rouge aux joues
Et les yeux fermés
Rouges les papillons envolés
Au bord de nos sentiers
Plein d'amour fou
De nos corps serrés
Premier baiser
Le feu aux joues
La gorge nouée
De nos corps serrés.